Pourquoi l’éducation en méthodes positives ?

D’un point de vue personnel, l’éducation en méthodes positives a été une évidence et la seule option possible.

Il y’a 20 ans, lorsque j’ai adopté JODY, ma chienne rottweiler, tout le monde m’a dit « c’est un chien méchant », il faut faire des cours avec un éducateur. Je me suis alors rendue dans un club d’éducation… Après 2 cours où j’ai vu ma chienne se faire saccader et suspendre au bout de sa laisse, être forcée à s’asseoir ou à faire des choses alors qu’elle ne voulait ou pouvait pas, je me suis jurée que plus jamais je ne lui infligerais cela! Pendant de nombreuses années, éducation canine était synonyme de « torture » pour moi. Et puis, un jour, on m’a parlé des méthodes d’éducation positives… ça a été la révélation!

Le but de toute adoption est de construire avec son animal de compagnie une relation équilibrée, complice et respectueuse. Une bonne éducation  est celle qui aide à la construction d’une relation de confiance entre le chien et son maître.

Chez Happy Dogs, nous nous engageons à utiliser et faire la promotion des méthodes d’éducation canine excluant toute forme de violence et de coercition, aussi bien physique que mentale – respectueuses de l’animal et de son propriétaire. Ces méthodes se basent sur les lois scientifiques de l’apprentissage (Pavlov, Skinner, etc).

 

L’éducation positive du chien: comment, pourquoi ?

 

En méthode positive, les relations entre le chien et son maître sont fondamentalement changées par rapport aux methodes traditionnelles ou coercitives. Le maître ne se pose plus en dominant, mais en guide, qui stimule la motivation et la créativité de son chienl Il respecte donc son autonomie, canalise ses instincts et favorise ainsi son insertion dans la famille et dans le monde civilisé. On ne parlera plus de donner un « ordre » à un chien, mais de lui donner un « signal ». On ordonne au bagnard de casser des cailloux, mais pas au sprinter de courrir. A ce dernier on donne le « signal » de départ.

 

En aucun cas, le chien ne doit avoir peur de son maître (ou de son environnement), ni se sentir trompé. Il s’agit de faire progresser le chien en le récompensant pour tout comportement jugé bon, et non en le punissant  pour un comportement jugé mauvais. D’autant plus que le chien n’assimile son apprentissage que pendant son sommeil. Il est donc  indispensable que le maitre évite d’intercaler  une colère ou des conflits ou des sanctions entre la séquence d’apprentissage et le sommeil du chien. Le chien  réalise que son maitre, s’il assume parfaitement cette position, est le leader de la relation, non parce qu’il faut le craindre mais parce qu’il  sécurise et  permet de s’épanouir.

 

Baser le rapport avec son chien comporte un risque bien plus important. Face à la peur, le chien peut adopter 3 réponses: fuir, figer ou attquer. Si le chien réalise que figer ou fuir ne sont pas possibles ou ne sont pas productifs, il choisira la dernière option: l’attaque. Et c’est malheureusement ce que l’on constate régulièrement avec les chiens élevés en méthodes traditionnelles. Le chien finit par se retourner contre son maître et être euthanasié. Il n’a malheureusement qu’essayé de se défendre…

Enfin, la méthode positive essaie, autant que possible, de rendre au chien la possibilité de faire des choix. En effet, nous contrôlons 90 % de la vie de nos chiens. Bien que cela puisse choquer, le chien domestique vit en captivité, au même titre que les animaux en parcs zoologiques. La possibilité de choisir est une partie intégrante du bien-être.

 

Comment ça marche: renforcement & punition

 

Tout ce qui va augmenter la probabilité qu’un comportement apparaisse ou se reproduise, s’appelle renforcement. Tout ce qui va augmenter la probabilité qu’un comportement disparaisse ou ne se reproduise pas, s’appelle punition.

On peut renforcer (récompenser) son chien en lui apportant:

  • plus de plaisir ou de gratifications : donner une friandise, faire une caresse, lancer une balle, partir en promenade, ouvrir une porte  au chien qui attend sagement  etc …( R+)
  • moins de désagrément : alléger ou interrompre une privation / punition, interrompre une situation pénible (bruit, isolement) rendre un objet confisqué etc, etc ( R-)

On peut punir un chien ( mais pas pendant une séquence d’apprentissage où, je vous le rappelle, on ignore les comportements non désirés) en lui apportant:

  • moins de plaisir : éloigner un plat qu’il convoite, cacher la balle, arrêter de jouer,le priver de notre présence ou lui imposer une certaine distance (isolement social) etc…. ( P-)
  • plus de désagrément : Le réprimander, tirer brutalement sur sa laisse, le frapper (même avec un journal) ,laisser éclater une colère etc…  ( P+)

 

Un chien bien éduqué, qui respecte son maître voudra toujours lui plaire, ce qui entraînera inévitablement et spontanément de meilleurs comportements à la maison, comme à l’extérieur. Il ne faut pas perdre de vue que l’on est toujours plus motivé  dans son travail (ou ses loisirs) si l’on espère recevoir des gratifications que si l’on s’attache juste à éviter des sanctions ou des désagréments. Pour le chien c’est pareil.

Pour citer Isabelle Charlet de Cynopsis : « Un chien qui travaille pour recevoir (friandise, caresse, jeux, droit de partir jouer, etc…) sera capable de performances bien supérieures à celles d’un chien qui travaille pour éviter (punition, frustration, coup de collier, etc…) car celui-ci ne fera alors que le minimum pour éviter la punition. De plus, la punition est génératrice d’immense frustrations et peut plonger l’animal dans un état d’anxiété majeur pouvant mener à de l’agressivité. Qui donc peut se permettre aujourd’hui, avec les exigences de la société envers nos chiens, de se promener avec un animal agressif ? Si il mord ; il risque l’euthanasie ! Heureusement que la période du collier étrangleur est révolue!  »

 

Vidéo illustrative de www.cynopsis.ch :

Sources partielles:
http://www.zenmonchien.com/pages/l-eduquer/methodes-d-education-positive.html
http://www.cynopsis.ch/faq/autre.html